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Le TOP 5 des applications Beauté

par Provence Chérie

L’essor de ces applications mobiles réside dans la quête du consommateur à contrôler ce qu’il mange mais aussi ce qu’il met sur sa peau.
Par cette démarche proactive, le consommateur reprend le pouvoir sur les marques.

Mais peut-on réellement se fier à celles-ci ?
Pourquoi une telle différence d’appréciation entre elles ?

Virginie

Une hyperinformation contradictoire

Nous sommes noyés sous le flot d’informations et de sources d’informations différentes souvent contradictoires, ce qui crée de la défiance à l’égard des marques.
La surmédiatisation et la multiplication des scandales sanitaires ces dernières années ont contribué à cette méfiance : présence de perturbateurs endocriniens (avérés ou non), de sels d’aluminium, de parabens, de conservateurs contestés, d’allergènes…

Or l’Union européenne a la réglementation la plus stricte du monde en la matière !
Depuis le 11 juillet 2013, le Règlement Cosmétique Européen régit, entre autre, la liste des ingrédients interdits ou soumis à restrictions.
Toutes les marques, tous les fabricants de cosmétiques vendus en Europe doivent s’y conformer.

Mais au fil des années, les consommateurs que nous sommes, recherchent un mode de vie plus éthique et plus sain.
Consommer moins, mieux et de façon éclairée.
Nous souhaitons plus de transparence sur la qualité des produits et leurs composants.

C’est plutôt une bonne chose ! Mais…

La subjectivité des applications

Comment ne pas pointer du doigt la différence d’interprétation pour un même produit entre ces 5 applications ?
Elles n’ont pas les mêmes mises en garde.

Certaines font un focus sur les allergènes (QuelCosmetic), d’autres sur les perturbateurs endocriniens (cheval de bataille français avec le paraben).

Par exemple, dans ces applis, les huiles essentielles sont pointées du doigt car potentiellement allergènes.
A contrario, le synthétique, moins allergisant, est classé souvent dans la catégorie verte.

Faisons un tour d’horizon du top 5 des applications cosmétiques.

Je m’interroge !
Les algorithmes de notation des substances actives sont-ils réellement fiables ?

TOP 5 des applis Beauté

Yuka, la plus connue et utilisée

Cette appli a été lancée en janvier 2017. Depuis, elle a été téléchargée par 6,7 millions de personnes dont 2 millions d’utilisateurs réguliers (selon Yuka).
Initialement dans le domaine de l’alimentaire, Yuka a étendu son action au domaine des cosmétiques et traque les composants allergènes et indésirables.
Les ingrédients sont classés en 4 catégories de risque :

  • sans risque (pastille verte)
  • risque faible (pastille jaune)
  • modéré (pastille orange)
  • élevé (pastille rouge)

La note finale du produit sur 100 dépend du niveau de l’ingrédient avec le plus haut niveau de risque.

  • Si le cosmétique contient un ingrédient à risque élevé (rouge), la note sera automatiquement dans le rouge
    (< 25/100).
  • Si le cosmétique contient un ingrédient à risque modéré (orange), la note sera alors médiocre (< 50/100).
  • Ensuite les autres ingrédients déterminent précisément la note parmi la fourchette définie.
  • Yuka ne prend pas en compte la dimension biologique des produits cosmétiques, ni la quantité de chaque substance.

La Vérité sur les cosmétiques

Certes ce n’est pas une application mais un site internet pionnier en la matière.
Il a été créé en 2009.

Il découle du livre de Rita Stiens de 2001 et a pour objectif de décrypter les composants INCI*.
Chaque composant INCI* est accompagné d’une évaluation qui va de “très bien” à “déconseillé”. 
Le site indique également sa fonction (soin de la peau, conservateur…) et sa nature.

Je me sers beaucoup de ce site, très clair et fiable.
C’est pourquoi je l’intègre dans ma sélection.

INCI Beauty

Cette application a vu le jour en novembre 2017.
Comme Yuka, elle propose une notation colorée par catégorie.

  • Bien (vert foncé).
  • Satisfaisant (vert clair).
  • Pas terrible (orange)
  • Controversé/à risque (rouge).

Pour chaque produit cosmétique, vous connaissez le nombre de composants recensés dans chacune des catégories.
Vous avez la possibilité d’accéder à une fiche détaillée de chaque ingrédient.
Et une note sur 20 est donnée selon le nombre d’ingrédients classés dans les catégories.

J’ai remarqué que cette application est plus sévère que Yuka, car elle intègre les problématiques environnementales.

Clean Beauty

Cette appli a été créé par Officinea qui part du constat qu’une femme s’applique en moyenne plus de 100 ingrédients sur la peau chaque jour. Flippant !
Elle décrypte les cosmétiques en révélant les ingrédients controversés comme les perturbateurs endocriniens et les allergènes.
Elle détient un glossaire de 800 ingrédients détaillés.
Et elle s’intéresse à l’effet cocktail des ingrédients (interaction entre eux), aux effets cumulatifs et propose une analyse dynamique.

QuelCosmetic

Cette application mobile a été lancée par UFC-Que Choisir en mars 2018.
Elle propose une base de données de 6 000 produits et a été téléchargée par 800 000 personnes.
Elle permet de scanner les cosmétiques par catégorie et renseigne sur la présence de composés néfastes ou allergènes.

La couleur va du vert (aucun risque identifié à ce jour) au rouge (risque significatif).
Elle correspond à celle de l’ingrédient le plus nocif de tous ceux présents.
Si un composant est un perturbateur endocrinien avéré, la couleur rouge l’emportera.
Des explications sur la nocivité de l’ingrédient incriminé sont données et la composition complète du produit est affichée.


En conclusion

Toutes ces applications sont incapables de prendre en compte la formule dans sa globalité et donc son efficacité.

Elles ne prennent pas en considération le taux de concentration de chaque ingrédient et les interactions entre eux. Entre parenthèse, le fabricant n’a pas l’obligation d’indiquer la concentration de chaque ingrédient. Au dessus de 1%, elles sont classées par ordre de concentration.

En tout état de cause, un produit cosmétique ne se limite pas à une liste d’ingrédients.

Ces applications sont très pratiques mais encore faut-il rester vigilants, critiques et savoir décrypter.
En effet, comme vue précédemment, chacune s’appuie sur une notation différente.

La transparence offerte par ces applications répond donc à une demande liée à une perte de confiance de la part des consommateurs vis à vis des produits alimentaires ou cosmétiques.
Mais ces applications renforcent également cette défiance.

Nous pouvons tout aussi légitimement être méfiants envers elles, quant à leur fiabilité et  intégrité.
Elles sont gratuites.
Yuka se revendique à 100% indépendante.
Et INCI Beauty contient de la publicité, parfois de marques de cosmétiques.

Les marques, elles-mêmes, demandent régulièrement des révisions lorsqu’elles modifient la composition de leurs anciens produits.
Elles collaborent ainsi avec les applications et enrichissent leur base de données.

Parallèlement, l’essor de ces applications a obligé les marques à modifier leurs compositions et à communiquer sur leurs formules. C’est plutôt bien !

Mais je vois aussi sur les réseaux sociaux des marques qui communiquent sur leur bonne note sur Yuka sans réellement expliquer cette notation.


Cas pratique d’une lotion pour le corps

J’ai l’exemple d’une lotion pour le corps d’une marque que je tairai, qui a “Excellent” sur Yuka (79/100, soit 15,8) et “Satisfaisant” sur INCI Beauty (12,9/20) à cause de 2 composés oranges c’est à dire “pas terribles” :
– un composé éthoxylé
– et un polymère de synthèse.
En cliquant sur l’un et l’autre, je m’aperçois que c’est le même ingrédient : un Carbomer.
Je file sur La Vérité sur les Cosmétiques. Ce composant est classifié en “Satisfaisant”.
Il s’agit d’un stabilisateur, un gélifiant qui est sûr pour la santé selon le CIR (Cosmetic Ingredient Review).
La problématique des Carbomers est autre. Elle est d’ordre environnemental !
Il s’agit d’un micro-plastique liquide (très utilisé en cosmétique).
Seuls les macro-plastiques (ceux que l’on voit) devront être recyclés à 100% d’ici 2025 selon le gouvernement.

Ainsi chacun, selon ses convictions, choisira si le produit est suffisamment “sain” pour lui !
Mais encore faut-il se pencher précisément sur le composant incriminé…

Provence Chérie sélectionne ses produits selon ses critères, ses convictions tout en s’aidant de ce top 5 des applications.
Nous utilisons notamment la recherche INCI du site La Vérité sur les cosmétiques dès que nous avons un doute sur un ingrédient.

Et vous, quelle application utilisez-vous ?

*INCI = International Nomenclature Cosmetics Ingrédients ou nomenclature internationale des ingrédients cosmétiques
Réf.
L’OBSOCO, Focus “Le phénomène Yuka ou le business de la défiance”, Novembre 2018
http://lobsoco.com/telechargement-focus-le-phenomene-yuka-ou-le-business-de-la-defiance/
Marie Claire “Peut-on se fier aux étiquettes des produits de beauté ?”
https://yuka.io/questions-cat/notation-cosmetique/
https://www.lexpress.fr/styles/beaute/yuka-quelcosmetic-les-applis-beaute-sont-elles-utiles_2035531.html
https://www.quechoisir.org/application-mobile-quelcosmetic-n52804/
https://www.officinea.fr/clean-beauty/

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